Pathologies articulaires

Jouer sans se blesser… un vrai défi

Publié le 14 mars 2012 par Jacques Estrade

Basketteur professionnel durant plus de 10 ans, Sidy Faye, 33 ans a fait le choix de “rétrograder“ et de jouer en Nationale 2 à Marseille. Un choix motivé pour une raison essentielle : tout sportif de haut niveau risque des blessures d'autant plus graves si son système musculo-squelettique est déficient. D'où l'importance primordiale de la GST de part son rôle préventif.

Si à 18 ans, on est capable de commencer un match sans s’entraîner, de récupérer du jour au lendemain, les choses ne sont plus aussi faciles après dix années d’intenses efforts. “Enrôlé“ comme basketteur professionnel avant même la fin de mes études, j’ai signé mon premier contrat à 18 ans… le commencement d’une carrière internationale qui a duré 10 ans. Et puis, malgré le confort et le prestige d’une telle situation, j’ai décidé d’arrêter. Des maux de dos devenus trop fréquents que même l’équipe médicale n’arrivait plus à endiguer, un rythme d’entraînement trop élevé qui empêchait toute reconversion.

Aujourd’hui, je joue en Nationale 2 à Marseille : 5 entraînements et un match par semaine, cela me laisse le temps de travailler à mi-temps. Le rythme reste soutenu et demande de prendre soin de son corps, le basket demeure un sport “violent“ pour son métabolisme : accélérations, sauts, le tout sur une surface très rapide, au cours de matchs dans des “salles frigidaires“ quasi sans échauffement… Par conséquent, pour optimiser ma “longévité sportive“, je n’ai d’autre solution que la prévention. Dans cette optique, je suis suivi par mon ostéopathe, une fois par mois même si je me sens bien ! C’est une obligation avisée, dirais-je, ainsi j’évite le risque de blessures mal soignées qui s’aggravent. J’ai déjà commis cette erreur dans ma jeunesse et en ai gardé des chevilles fragilisées à vie ! C’est une obligation imposée aussi par notre club pour qui, tous ses joueurs sont des pièces maîtresses dans une saison. Participer à un match avec un joueur de moins est toujours périlleux : que se passe-t-il si l’un se blesse ? comment récupérer ?…

Par ailleurs, je reste convaincu aujourd’hui des bienfaits d’une alimentation adaptée à notre rythme de vie. Eviter les produits laitiers, manger des sucres lents, ingérer des protéines juste après un match ou un entrainement me permet de récupérer plus vite… Même s’il est contraignant de s’imposer des “directives alimentaires“, cela devient vite incontournable lorsqu’on exerce une activité sportive à haute dose. Une discipline qui nous permet d’accroître notre longévité sportive… et à terme de bien vieillir !

 

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