GST & TMS

S’asseoir… tout un art !

Publié le 16 mai 2013 par Jacques Estrade

Qui ne passe pas des heures assis derrière son bureau ? Qui prend le temps de ré-organiser son poste de travail pour éviter toute douleur ou ankylose avant leur apparition ? A l'heure de la mobilité, il est difficile de trouver la table à la bonne hauteur pour poser les yeux, les mains, les épaules de manière adéquate. Quelques explications et solutions simples pour s'adapter au mieux !

Courbes et courbures

La colonne vertébrale comprend trois courbures naturelles qu’il s’agit de préserver en position assise.

Assis au fond de sa chaise, la courbure concave au niveau des lombaires disparaît.

Pour ne pas s’affaisser sur le bas du dos et garder une courbure physiologique au niveau des lombaires, il s’agit de trouver la position assise qui dessine un angle de 135 °C tel que montré sur le schéma ci-dessous. C’est ainsi que les disques intervertébraux seront aussi épais devant que derrière. Ils ne seront pas écrasés et éviteront ainsi d’être cause d’arthrose, de sciatique, lombalgie, sciatalgie.

L’angle dessiné par les jambes et le dos équivaut à 135 °C.

Par ailleurs, s’il est important de régler la hauteur de son siège de telle sorte que les pieds touchent terre, il est également important de régler la hauteur de son bureau.

 

Tout est question de tenue

La bonne hauteur est celle qui permet aux deux avant bras de se poser sans avoir à relever les épaules. On évitera ainsi toute tension au niveau des muscles trapèze et des cervicales.

Le fait de travailler les bras légèrement surélevés provoque une tension des muscles trapèze dont l’insertion haute se fait sur la base du crâne qui lui-même pèse aux alentours de 5 kg. Additionnés au poids des bras, ce sont 15 kg qui pèsent sur les disques intervertébraux. Sur les 24 disques intervertébraux, ceux des cervicales sont les plus fins et les plus fragiles de la colonne vertébrale. Cette position inadéquate répétée quotidiennement, plusieurs heures durant, peut à terme générer tensions et douleurs.

Et de mise en pratique

Après un traumatisme de l’épaule, des mois d’arrêt d’activité professionnelle, le retour au travail peut générer des douleurs qui avaient disparues.

Quelques règles pour ré-organiser son poste de travail de façon simple :

  • un écran à hauteur des yeux ;
  • un clavier sur lequel poser ses mains sans surélever ou contracter les épaules ;
  • une chaise dont la hauteur du siège permet de poser les pieds à terre ;
  • une caisse sous les pieds pour poser les jambes.

 

Et pourquoi ne pas travailler debout ?

Du temps des pharaons, les scribes travaillaient debout. Dans les monastères, les moines travaillaient debout. Winston Churchill et Victor Hugo aussi. Napoléon Bonaparte donnait ses directives en tournant en rond. Ce qui avait le double avantage de garder le corps en mouvement et d’activer la circulation sanguine. Ainsi l’apport de sucre et d’oxygène était augmenté pour les muscles et le cerveau qui représente 2% du poids du corps et consomme 10 à 20% de l’oxygène et du sucre du corps. Réfléchir en marchant est bénéfique l’activité du cerveau. Le fait de travailler debout permet une meilleure adaptation du corps grâce aux différents mouvements possibles. Assis, le corps reste immobile, parfois les jambes sont croisées et ralentissent la circulation sanguine et déséquilibrent l’appui du bassin sur le siège.

Travailler sur un tapis roulant serait une bonne solution, comme posséder un bureau dont la hauteur et l’inclinaison s’adaptent à votre corps. De plus en plus de fabricants de meubles travaillent sur ce concept avec des bureaux dotés de moteurs électriques afin de pouvoir choisir sa posture, assise ou debout.

 

 

 

 

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