Les fruits… sont-ils acides ou basiques ?

Publié le 31 mai 2013 par Jacques Estrade

Certains diététiciens affirment que le citron est alcalinisant, d’autres qu’il est acidifiant. Tous deux ont raison. La seule précision manquante est celle de l’organisme qui le reçoit : est-il ou non atteint d’une faiblesse métabolique face aux acides ?

 

Dans son article sur le sujet, le naturopathe, Christophe Vasey explique la différence qu’il existe entre les acides forts et les acides faibles.

Provenance des acides FORTS

Les acides forts proviennent principalement des protéines animales. Il s’agit notamment des acides uriques, sulfuriques et phosphoriques. Leur évacuation nécessite un travail important de neutralisation du foie et un travail non moins important d’élimination des reins. Ces derniers ne peuvent d’ailleurs pas éliminer plus qu’une quantité bien définie d’acides forts par jour, l’excédent s’accumule alors nécessairement dans les tissus. La consommation de protéines animales doit donc être contrôlée en conséquence. Chaque portion de protéines animales doit être accompagnée de légumes fortement mastiqués pour contribuer à l’alcalinisation du terrain et ainsi éviter d’utiliser les réserves de calcium présentes dans les os (système tampon).

Les acides faibles… et leur expiration

Les acides faibles sont avant tout d’origine végétale (hydrates de carbone et protéines végétales), exceptés ceux provenant des yogourts, du petit lait,… qui sont d’origine animale. Il s’agit de l’acide citrique, oxalique, pyruvique, acétylacétique, etc. Les acides faibles sont également dits volatils car, une fois oxydés, ils s’éliminent sous forme gazeuse par les poumons, en tant que vapeur d’eau et gaz carbonique (CO2). Cette élimination est facile à effectuer et n’est quantitativement pas limitée, comme c’est le cas avec celle des acides forts et non volatils par les reins. Lorsque l’organisme veut intensifier l’élimination des acides volatils, il lui suffit d’augmenter les échanges respiratoires.

Les fruits sont acides ou basiques selon le métabolisme

Généralement, les aliments riches en acides faibles, tels les fruits, mais aussi le petit-lait, le yogourt, le vinaigre, apportent une foule de bases à l’organisme. Mais cela n’est vrai qu’en général, puisqu’il existe une catégorie de gens qui oxyde mal les acides faibles. Dans ce cas, on parle de faiblesse métabolique face aux acides (d’autres faiblesses métaboliques sont connues : dans le diabète par exemple, la substance mal métabolisée est le sucre ; dans les rhumatismes, les protéines ; dans l’obésité les graisses ; dans la cœliaquie, le gluten ; dans la rétention d’eau, le sel.) Ainsi, selon l’organisme dans lequel il pénètre, un même aliment peut avoir différents effets. Le citron est généralement alcalinisant mais il peut devenir acidifiant pour un métabolisme qui a dû éliminer les acides faibles.

Comment savoir si l’on est atteint d’une faiblesse métabolique face aux acides faibles ?

Parmi les aliments acides, nous trouvons

  • les fruits acides et petits fruits (groseilles, cassis, framboises, fraises, agrumes, citron, pamplemousse, mandarine, certaines variétés de pommes (cloche), de cerises (griotte), de prunes, d’abricots, etc.) ;
  • les fruits doux (surtout en excès) : melon, pastèque
  • les légumes acides : tomate, rhubarbe, oseille, cresson

Pour savoir si votre métabolisme est atteint d’une faiblesse face aux acides dits faibles, Christophe Vasey précise en fin d’article quelques méthodes pour le découvrir.

Lire l’article « les fruits sont-ils alcalinisants ou acidifiants ? »

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