Nutrition

Les repas… et ses règles de composition !

Publié le 26 mai 2011 par Jacques Estrade

Passé, présent, futur ! Les règles de composition des repas diffèrent d'une génération à l'autre, d'un journal à l'autre, un été à l'autre... Comment savoir ce qu'il est bon de manger ou pas ?! Le plus simple : posséder les grandes lignes de conduite et ensuite, mélangez, changez, variez au fil des saisons !

Difficile aujourd’hui de savoir ce qu’il est bon de manger tant les conseils en diététique sont légions et parfois contradictoires. Avant tout, il est important de noter que chaque personne a des besoins différents en fonction de ses activités, de sa corpulence et qu’il est essentiel de consulter un nutritionniste avant de commencer un régime alimentaire.

Vous trouverez ci-dessous les grandes lignes pour une alimentation complète qui vous apporte l’ensemble des nutriments dont votre corps a besoin.

Petit déjeuner de Roi

Un cocktail de fruits secs comme des noix, des noisettes, des amandes, des pruneaux d’Agen et des figues sèches.

Ces fruits mûrissent sur des arbres dont les racines puisent les éléments nutritifs en profondeur dans le sol. Ces éléments sont souvent absents des légumes issus de l’agriculture moderne. Ils contiennent notamment du magnésium et du potassium, métaux très importants pour notre métabolisme.

Chocolat noir (85 % minimum) : toujours pour les mêmes raisons que les fruits à coques.

Thé, vert si possible : antioxydant majeur. Les vertus essentielles du thé vert sont dues à son absence de fermentation.

Tous les thés diminuent l’absorption du fer par le corps. Il est donc conseillé d’éviter de coupler l’absorption de thé avec l’ingestion d’autres aliments notamment ceux censés vous apporter du fer comme les viandes rouges ou la spiruline.

Céréales

Le cerveau représente 2 % du poids du corps, il peut consommer de 20 à 30 % des sucres du corps. Il s’agit naturellement de sucres dits lents (provenant de céréales, de préférence complètes et bio !).

Pain, tartines, biscuits : adapter les proportions selon son activité physique.

Faire attention aux céréales industrielles souvent fort chargées en sel et en sucres.

Protéines animales ou végétales

En ce qui concerne les protéines, il s’agit d’en manger 1/3 le matin et 2/3 à midi pour les non sportifs.

Protéines : œufs, viandes (agneaux, poulet, pintade…), poissons (maquereaux, sardines… ou poissons blancs avec une préférence pour les pots en verre !)

Note : marquer les saisons dès le petit déjeuner

En Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), chaque saison est marquée par une saveur dominante. Il est important d’en informer le corps. Pour cela, il suffit de prendre une pincée ou un zeste de la saveur dominante et la mettre sous la langue :

  • l’hiver : le sel ;
  • le printemps : l’acide (citron ou vinaigre de cidre) ;
  • l’été : l’amer (chocolat 100 % ou café noir sans sucre) ;
  • l’automne : le piquant (gingembre, piments) ;
  • et le sucré (miel) pour la 5e saison.

En MTC, la 5e saison constitue l’intermède entre chaque saison, soit 18 jours 4 fois par an.

 

Midi… de prince

Protéines animales et végétales (légumineuses)

Le fait de manger des protéines en début de repas diminue fortement l’appétit, de même celui de bien mastiquer. En théorie, l’envie de ne plus manger devrait arriver 20 minutes après le début du repas.

  • Les protéines sont très acidifiantes. Le ph sanguin sera rééquilibré grâce au calcium contenu dans les légumes.
  • Pour en savoir plus sur les quantités de protéines (cf. la partie la prévention par la nutrition)
  • Légumineuses (pois chiches, haricots blancs, lentilles, pois cassés, soja) : en consommer une à deux fois par semaine.

Sucres lents (pains, pates, riz essentiellement complets, pommes de terre)

Ils jouent le rôle de carburant, il est donc opportun d’ajuster leur proportion à son activité physique.

Légumes de saison et de terroir

En manger minimum 100 grammes, crus ou cuits. Le cru préserve mieux les vitamines. Certaines comme la vitamine C ne supporte pas la chaleur, la lumière et l’oxygène. Le mieux est donc de consommer les légumes crus dès qu’ils sont apprêtés.

Boissons : eau et vin (par repas, un verre ballon pour les femmes, leur statut hormonal les rendant fragiles par rapport au foie (cancer du sein), deux verres pour les hommes… maxi !!!).

Le dessert… facultatif : évitez les fruits et les desserts sucrés juste après le repas.

Note sur les fruits

Les fruits ont une grande capacité à la fermentation (la base de la fabrication de l’alcool). Par conséquent, il semble nécessaire de manger les fruits en dehors des repas, une heure avant ou trois heures après. Cela permet d’éviter le contact entre les fruits et en particulier les sucres lents, sachant que les deux, associés, fermentent. (Les cirrhoses éthyliques dues à une alimentation en fruits durant les repas sont assez connues).

 

Dîner… de mendiants !

Si l’on tient compte des recommandations décrites ci-dessus, le repas du soir est fortement allégé.

Il s’agit de manger des légumes (mêmes proportions qu’à midi) associés à de petites quantités de sucres lents comme par exemple des pates au brocolis, du riz aux artichauts… et toujours bien mastiquer, longuement et fermement !

Note : pourquoi manger des protéines après des efforts violents ?

Exception pour ceux qui pratiquent leur activité sportive l’après midi ou le soir : ils doivent absorber des protéines dans les 3 heures qui suivent leurs efforts afin de reconstituer leurs fibres musculaires, détruites par la violence des efforts physiques.

Note sur les protéines végétales

La proportion de protéines animales et végétales peut varier en fonction des convictions de chacun. Cependant, les protéines animales sont de meilleure qualité qu’elles que soient leur origine. Mieux vaut donc être très attentif à la qualité irréprochable des protéines végétales car si un seul acide aminé sur les huit est absent, aucun ne sera absorbé par l’organisme. De là le risque de fortes carences.

En savoir plus :

 

  • Le régime de longue vie du Dc Roy WALFORD, biochimiste américain qui conseille une sous-nutrition sans malnutrition. Il s’agit de sélectionner des aliments très riches en nutriments et au contraire, pauvres en calories. Les plus mauvaises calories sont issues des corps gras et des sucres rapides. (Notons que les vitamines A, D, E et K ne se trouvent pratiquement que dans les corps gras. D’où la nécessité de bien les choisir ! (cf. lexique).
  • L’alimentation selon Kousmine : “Petit déjeuner de Rois, déjeuner de prince, souper de pauvre !“
  • La chrononutrition : C’est le principe développé par le Dc Delabos. Fondée sur le principe de l’horloge biologique du corps, la méthode vous permet de consommer tous les aliments habituellement interdits par les régimes classiques, mais, au bon moment de la journée, les principes essentiels parvenant alors jusqu’à leur site d’action cellulaire alors que le même aliment, consommé à un mauvais moment, s’orientera vers une voie de stockage.
  • La micronutrition : étudie l’impact des micronutriements, tels que vitamines et oligo-éléments, sur la santé. Quant à la nutrigénomique, elle étudie l’influence des composants d’un régime alimentaire (macro et micro-nutriments) sur l’ensemble des gènes d’un individu ainsi que sur les changements métaboliques qu’ils génèrent.
  • Le site du Dc. Jean Seignalet (l’alimentation, la 3e médecine)
  • Le site de Jean-Louis Servan Schreiber
  • Description de tous les régimes, types d’alimentation
  • Discerner le vrai du faux des idées reçues en nutrition : La nutrition n’est-elle que l’affaire des médecins nutritionnistes ? Boire un jus de fruits remplace un fruit ? Les édulcorants aident à perdre du poids ? Le lait est l’aliment qui apporte le plus de calcium ? etc.

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