“J’ai peur d’avoir mal ! “

Publié le 26 juillet 2017 par Jacques Estrade

Très souvent, je reçois des sms de jeunes sportifs désireux de passer professionnels inquiets sur leur prochain match. “Je sors d’une entorse, est-ce que je peux participer au match de demain ? Qu’est-ce que je risque ?“ La réponse est délicate ! Entre les entraîneurs qui exigent leur présence à tous les matchs et les médecins qui préfèrent être prudents, quelle sera la réponse de l’ostéopathe ?

Marche ou crève !

Le choix est cornélien. Le jeune sportif dont l’objectif est de d’acquérir le statut de professionnel et de faire carrière dans le foot, le basket ou la gymnastique est très souvent pris en tenaille à la moindre blessure :

 

  • Doit-il participer au match, même légèrement blessé et, à terme, risquer d’altérer sa santé physique et mentale ? En effet, jouer avec des douleurs permanentes diminue ses capacités de concentration. La faute épisodique lors d’un match sera excusée dans une certaine mesure. La répétition d’erreurs sera très vite pointée par l’entraîneur… par des paroles blessantes ou déstabilisantes qui risquent d’entacher la confiance du jeune sportif.

 

  • Doit-il considérer sa santé comme son “capital professionnel“ et éviter tout match lorsqu’il est blessé ? Cette position risque de le mettre sur le banc de touche… définitivement et d’enrayer sa carrière de sportif. Simultanément toute blessure non soignée immédiatement peut dégénérer : une légère entorse va diminuer ses points d’appui, déséquilibrer le système ostéo-articulaire dans son ensemble avec des accentuations sur les points faibles, comme les genoux par exemple. Avec à 30, 35 ans, une usure précoce des cartilages !

 

Lorsqu’on est jeune adolescent, engagé dans un club et une carrière où la compétition est le critère de sélection, la décision est forcément délicate. Les choix qui se présentent au jeune sportif sont forcément cornéliens :

  • risquer de mettre en péril sa carrière de sportif
  • ou risquer de mettre en péril sa santé physique et mentale à court ou moyen terme !

Nombre de sportifs de très haut niveau sont privés de cartilages dès l’âge de 40 ans… une usure précoce dont j’explique les origines et surtout comment l’éviter.

 

Une solution alternative ?

En tant qu’ostéopathe suivant des jeunes sportifs dans le basket en particulier, sport où les sauts, les chutes, les accélérations sont particulièrement “fatales“ si elles ne sont pas prises en compte, j’ai compilé au fil du temps les observations suivantes :

  • Des jeunes très motivés capables d’enchaîner plusieurs années durant plus de 8 heures d’entraînement par semaine avec, cerise sur le gâteau, des matchs le week-end !
  • Des entraineurs extrêmement soucieux des résultats de leur équipe donnant très peu d’informations sur la prévention à long terme ;
  • Des jeunes très peu suivis médicalement à leurs débuts avec une priorité : gagner et se faire une place,  tout prix, dans l’équipe.
  • Un manque de conscience des jeunes sur les risques d’un sport à haute dose sur leur santé à plus ou moyen long terme.

 

Personnellement, j’estime que les précautions maximales devraient mises en place dès les premières compétitions auxquelles participe l’enfant, ce peut être 8, 12 ou 15 ans. A cet âge-là, l’enfant grandit, ce qui fragilise son système ostéo-articulaire. Tout système ostéo-articulaire fortement sollicité par des heures de sport intensives risque de légers déséquilibres qui, s’ils ne sont pas soignés dans l’immédiat, peuvent dégénérer à plus ou moins long terme en chondropathies, entorses, maladie d’Osgood-Schlatter, maladie de Sever, usure précoce des cartilages…

 

Noblesse de l’ostéopathie : garder la fluidité de tout mouvement

L’ostéopathie a pour objectif de libérer le mouvement et cela vaut autant pour le sportif de haut niveau, que pour la femme enceinte, le salarié ou le senior… Le travail fondamental de l’ostéopathe est de prévoir tout déséquilibre qui, à terme, devient nuisible altérant l’aisance des mouvements ainsi que la fonctionnalité des organes, les deux étant liés comme je le démontre dans mes articles sur la description de la Global Soft Thérapy.

Pour le sportif, il est fondamental que chacun de ses gestes soit libre de toute douleur, de toute tension. C’est ainsi qu’il acquiert sa performance optimale, qu’il la dépasse et qu’il gagne en confiance. C’est ce que je vise dans mon travail.

 

3 préconisations simples

  • Consulter régulièrement un ostéopathe pour détecter les moindres perceptions de déséquilibre. La fréquence conseillée est à définir individuellement en fonction de l’âge, du nombre d’heures d’entrainement…
  • Traiter toute douleur, même minime, dès son apparition et dès les premiers signes de chronicité. Chaque douleur est la manifestation d’un déséquilibre, même léger. Ces déséquilibres, très souvent non visibles sur des radio, sont décelables par une palpation très fine. Ils signent le risque d’une articulation légèrement déplacée au niveau de ses structures et peuvent provoquer une usure précoce des cartilages et une inflammation de la membrane synoviale.
  • Veiller à l’alimentation du jeune sportif qui participe autant à sa constitution osseuse, qu’à sa santé physique et mentale.

 

Afin de mieux faire comprendre l’ensemble des risques liés à de légers déséquilibres du système ostéo-articulaire, j’ai réalisé une série d’articles sur différents sujets  dont :

 

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