Entrepreneurs : Vous êtes en forme ! Et vos salariés ?

Publié le 1 février 2017 par Jacques Estrade

Cet exposé, réalisé à l’occasion du salon des entrepreneurs de Paris 2017, fait suite à une conférence dont le titre est "Entrepreneurs en forme, comment allier performance et bien être" ? Un défi qui doit impliquer, engager aussi tous les salariés de l'entreprise !

Entrepreneurs… des athlètes en costume !

Si l’on vient à changer le mot entrepreneur par athlète, on fait une incursion  dans le monde du sport où la réponse à cette question est déjà  connue : entrainement, condition physique, confiance en soi. La condition physique dépend de nombreux facteurs tels que l’absence de douleurs, l’équilibre musculo-squelettique permettant de développer la performance optimale pour réaliser le meilleur geste possible… Etre en forme pour un athlète, c’est de n’avoir aucune contrainte physique et mentale et ainsi connaître un état de bien être le rendant totalement disponible pour l’action à venir.  Ce tableau idyllique est parfois assombri par des événements fortuits, traumatiques ou non : les blessures, les douleurs invalidantes imposant le repos, l’arrêt du sport ou de travail. La dénomination moderne de ces dysfonctions est reconnue dans la sphère professionnelle sous la terminologie suivante : Trouble Musculo-Squelettique (TMS).

INSERNCes maladies commencent généralement avec des douleurs souvent anecdotiques, sourdes qui, très souvent empirent au fil du temps, se transformant en véritables pathologies (exemple de pathologie d’épaule : arthrose de l’articulation acromio-claviculaire, tendinopathie de la coiffe des rotateurs, canal carpien, tennis-elbow, etc.) Avec des effets collatéraux : insomnies dues aux douleurs, entrainant des conflits familiaux et sociaux, des performances professionnelles en berne démultipliant ces insomnies et douleurs concomitantes. Entrée dans le cercle vicieux !

Il est donc aisé de faire un parallèle entre un entrepreneur, un manager et un sportif de haut niveau. Tous les deux connaissent les mêmes pressions de performances. L’entrepreneur, très souvent assailli de préoccupations financières et intellectuelles, nécessite une disponibilité mentale optimale. Le corps étant au service de l’esprit, il est très souvent « oublié, voire nié » par les exigences intellectuelles quotidiennes.

TMS… quels impacts sur les salariés et la performance de l’entreprise ?

La santé financière de notre pays et de nos entreprises serait directement liée à la santé des Français. Le bien-être des salariés au travail est un critère de “rentabilité“, un rapport gagnant-gagnant autant pour les entreprises que pour les salariés. Ces derniers représentent un capital immatériel essentiel à sa bonne marche, comme le sont les joueurs d’une équipe ou un athlète dans les sports individuels. Les jeux olympiques fourmillent d’exemples pour illustrer ces propos. Pour l’entrepreneur, les jeux olympiques recommencent tous les matins.

Et pourtant les TMS,  dont “les répercussions sociales et financières sont telles qu’elles peuvent mettre en péril la santé économique des entreprises“ *, vont croissants sans qu’il y ait de mobilisation des entreprises.

* rapport gouvernemental 2008

Les Troubles Musculo-Squelettiques ou TMS sont aujourd’hui la 1ère cause de maladie professionnelle, en constante augmentation comme le présente le graphe ci-dessous.

La fréquence des troubles musculo-squelettiques est en constante évolution©L'Assurance Maladie 2012

 

Le coût global des TMS s’élève pour 2011 à 1,1Md€ entraînant les conséquences suivantes (cf. texte gouvernemental)

 

  • 8,4 millions de journée de travail perdu pour les actifs du régime général.
  • 787 millions d’euros de frais couverts par les cotisations des entreprises pour les actifs du régime général.
  • Pour les actifs du régime général, le coût des TMS représentent environ 40% du coût total des maladies professionnelles (avec ou sans arrêt de travail). Le coût moyen d’un TMS est estimé à 21300€.
  • Les affections péri-articulaires telles que le syndrome du canal carpien ou des douleurs de l’épaule provoquées par divers facteurs tels que les gestes répétitifs, certaines postures de travail des cadences soutenues….. (Tableau Maladies Professionnelles MP n°39 RA et n°57 RG), représentent 91% des TMS reconnus (avec ou sans arrêt de travail.
  • Aucun secteur professionnel n’est épargné.
  • Pour 10 salariés, l’examen médical diagnostiquerait que 1 à 2 d’entre eux ont au moins un TMS des membres supérieurs. Ce résultat est largement supérieur pour 3 secteurs d’activités : la construction, l’industrie manufacturière et l’agroalimentaire. Il évolue nettement dans d’autres secteurs comme celui du commerce et de la distribution. Cette estimation, si on y ajoute l’ensemble des pathologies (dos et membres inférieurs), montre qu’un très grand nombre de salariés sont (déjà) touchés et que le nombre de maladies professionnelles reconnues est bien en deçà  du potentiel de déclarations.

 

Outre de priver l’entreprise de ses facteurs de compétitivité, la gestion des TMS lui génère de nombreux coûts collatéraux :

 

  • Cotisations à l’assurance maladie (compte employeur), Indemnités versées pour les salariés malades (absence, soins)
  • Frais liés à la recherche et l’aménagement des postes de travail pour les personnes victimes, temps passé pour gérer les dossiers des salariés touchés
  • L’absentéisme et départs avec perte de productivité et de production (délais, capacité et qualité).
  • Des coûts stratégiques qui érodent peu à peu l’image et la performance de l’entreprise : diminution de la qualité du travail, productivité en baisse, conflits sociaux, démotivation du personnel et épuisement, risques psychosociaux, baisse de la réputation de l’entreprise vis-à-vis de ses clients, concurrents et futurs embauchés…

Comment éviter l’augmentation des TMS au sein des entreprises ?

Beaucoup de facteurs peuvent avoir une action déterminante sur ces dysfonctionnements musculo-squelettiques.

La plus connue étant l’ostéopathie, c’est une thérapie manuelle visant à restaurer les désordres de différentes structures : musculo-squelettiques, aponévrotiques, organiques et viscérales. Une de ses caractéristiques est qu’elle peut percevoir des lésions de ces systèmes articulaires ou autre, qui, ne se manifestant au début par aucune douleur ont pourtant des répercutions sur la fonctionnalité, la fluidité et l’aisance des mouvements, qui, passant elles-mêmes inaperçues,  font au fil du temps le lit de lésions plus importantes, se répercutant sur la vie personnelle et professionnelle avec à la clé : arrêts de travail, maladie professionnelle, invalidité….préjudiciables à la bonne marche de l’entreprise et aux comptes des organismes sociaux.

L’étude et la pratique d’autres thérapies : MTC et Kinésithérapie ont permis d’observer qu’en agissant dans le même domaine de compétence que l’ostéopathie  avec des moyens d’action bien différents donnaient une assise plus large et profonde au traitement, avec une efficacité bien supérieure et surtout plus durable. La Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC),  depuis plus de 3000 ans définit les maladies en termes d’organes ou de viscères (méridien du foie, de vésicule biliaire, d’estomac…..).

Le traitement Global Soft Therapy (GST) se fait par la mise en relation de ces organes et viscères correspondant chacun à un niveau vertébral. Le travail ostéopathique conjugué à un traitement en MTC assure un impact beaucoup plus large au traitement, avec une efficacité bien supérieure et surtout plus durable. Les traitements de MTC se font manuellement sans aiguilles et pour l’ostéopathie sans aucune manipulation forcée. L’emploi de ces deux techniques se fait dans la même séance et sur la totalité du corps, (médecines holistiques et globales). Une troisième technique, la kinésithérapie, par sa connaissance très fine du système musculaire, tendineux, ligamentaire et fascial, rend le résultat plus cohérent et solide dans le temps.

La mise en application simultanée de ces trois techniques donne naissance à une thérapie nouvelle : la Global Soft Therapy (GST), qui se pose entre la médecine conventionnelles (médecine du sport, rhumatologie et kinésithérapie) et  les médecines non conventionnelles : l’ostéopathie, la MTC, la fasciathérapie…

Les thérapeutes de GST peuvent intervenir au sein même de l’entreprise ou en dehors.

Toutes les pathologies décrites depuis le début de cet exposé sont les mêmes celles que l’on retrouve dans la pratique du sport, à des degrés variables selon les efforts fournis.

Il reste la question de la prise en charge financière. Il faut avoir à l’esprit que la performance et le bien-être de l’ensemble des collaborateurs est générateur d’efficacité dans le travail donc de rentabilité pour l’entreprise. Il est nécessaire de comparer les coûts de prise en charge et de dysfonctionnement structurel de l’entreprise face aux coûts de prévention.

  • Les mutuelles et les complémentaires santé sont les premières gagnantes de ce principe Thérapeutique, où l’on traite les gens avant que les pathologies ne soient top invalidantes. Il faudra donc aller vers elles et les impliquer de façon importante dans ce processus novateur.
  • Une participation des comités d’entreprises peut être envisagée, comme une participation minime mais significative des participants. Enfin l’entreprise elle-même  devra participer au financement lui permettant ainsi d’avoir un droit de regard sur la bonne marche de ce processus.

Note sur Jacques Estrade, Fondateur de la GST

Le fondateur de la GST, Jacques Estrade est un spécialiste des sportifs de Haut niveau. Son travail (depuis 45 ans) a permis, à force d’expérience, de développer la GST en se fondant sur les pratiques les plus efficaces de toutes les techniques prés-citées. Il est naturellement titulaire des diplômes d’ostéopathie, de MTC et de kinésithérapie.

L’intervention au salon des entrepreneurs de Paris a pour but de recueillir l’avis des entrepreneurs et des dirigeants d’entreprises. Il fait suite à la participation au salon des entrepreneurs de Marseille, où assistant à une conférence sur les RH et à une question sur la prise en charge de la santé des collaborateurs par l’entreprise, il a été répondu que la santé était une question d’initiative personnelle. Hors il se trouve que 45 ans de pratique professionnelle démontre que la grande majorité des patients attend toujours d’être au plus mal pour consulter un thérapeute. Ce temps de latence entre les premiers signes douloureux, si minimes soient-ils, peut être mis à profit pour en empêcher l’évolution irrémédiable vers des troubles plus invalidants. La présence dans l’entreprise (selon sa taille) ou en dehors, d’un praticien en GST connu par tout le monde facilitera le contact et augmentera la confiance dans ce thérapeute. Généralement une seule séance la plupart du temps est suffisante. Quand les pathologies sont très anciennes et très traumatiques parfois une deuxième séance est requise, très rarement plus.

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